PBT SUR LES BORDS DE MARNE

Publié le par mariecke

PBT Je rappelle que c'est une petite ballade tranquille . Nous avons la chance d'être bien soignés à Antony et la Mairie nous organise tous les ans une sortie en plus du cadeau de pièce de théâtre pour Noël !

Cette année c'était les Bords de Marne avec un repas et l'après midi dansant chez Gégène .J'ai appris plein de choses sur l'histoire des guinguettes . C'était tellement intéressant que j'en ai fait un compte rendu dont voici la copie . Après la ballade, nous avons déjeuné chez Gégène et dans dansé au son de l'accordéon. Je me suis régalée pendant 3 heures non stop !!! Heureusement que j'ai l'endurance de la course à pied, mais ce ne sont pas les mêmes muscles qui travaillent . Je vais partir faire une petite mise en jambe de 45 minutes et demain matin encore une bonne heure pour boucler mes 15 kms dans une semaine

Vendredi 9 juin la Mairie d’Antony organise pour les séniors une sortie Bord de Marne avec une promenade en bâteau avec un conférencier qui nous a raconté l’histoire des Guinguette Au fil du temps

Véritable symbole de la culture des bords de Seine et de Marne, les guinguettes constituent un élément marquant de l'identité des Boucles de la Marne. Leur histoire est liée aux loisirs ouvriers et au « dimanche au bord de l'eau » pour y exercer des activités variées, très souvent liées à la rivière ( régates, canotage, natation, concours de plongeon, courses d'aviron, joutes, pêche...), mais aussi pour s'amuser avec les jeux de foire, de quilles, de boules et balançoires...On s'y attablait pour savourer une cuisine simple arrosée de vin blanc ou rouge : Friture ou matelote de poisson, fricassée de lapin ; et puis on y dansait la valse, la polka et plus tard, la valse musette.

Les guinguettes se développent à la fin du XVIIème siècle. Elles fleurissent dans les villages voisins de la capitale, comme Belleville, Montmartre, afin d'éviter l'octroi, ancienne taxe sur les marchandises entrant dans Paris. Le vin produit dans les vignobles situés autour de Paris, alors appelé «Ginguet» ou «Guignet», est ainsi vendu moins cher. Vers 1860, Paris s'agrandit et annexe les villages. C’est Napoléon III qui chassent les guinguettes de Paris ,Les établissements émigrent sur les bords de Marne et de Seine, associant désormais l'environnement de la rivière aux plaisirs de la table et de la danse. Le mot «guinguette» est en effet lié aussi au mot «giguer» ou «giguer» qui signifiait «sauter».Il paraît que la gigue avait le pouvoir de faire danser les chèvres !

Il faut dire que c’est à cette époque que la danse se désacralise, car avant elle était réservée aux nobles, ainsi que la musique dont seuls les riches pouvaient bénéficier .Le guiguet au 18 ème voulait aussi dire « des bétises »

Une évolution se fait cependant sentir avec l'élévation du niveau de vie qui accompagne l'industrialisation du XIXème siècle. Les tenues endimanchées deviennent à cette époque de rigueur dans ces lieux avec, entre autre, le port du canotier . Deux autres fonctions s'ajoutent alors à celles de manger, boire et danser : celles de voir et d'être vu.
A la fin du XIXème siècle, une forte immigration italienne, dans l'est parisien, introduit la nouveauté de l'accordéon. De leur rencontre avec les auvergnats qui vendaient le charbon , naîtra plus tard le bal musette.Cette rencontre a été au départ conflictuelle autour de 2 cultures différentes : la bourrée auvergnate n’ayant rien de commun avec la douceur et le charme des romances italiennes , mais l’amour est venu réconcilier les 2 communautés.En effet , la fille d’un auvergnat bien connu Bouscatel tenancier d’un café Rue de Lappe dans le XI e épousant un italien Peguri …Ca s’est mieux terminé que Roméo et Juliette qui pourtant étaient tous deux italiens !

Enfin, en 1906, la République généralise le repos hebdomadaire. Cette décision permet aux parisiens de s'échapper dans une campagne proche et accessible grâce aux progrès des transports. Les Bords de Marne deviennent alors des lieux familiers et appréciés. La tradition orale rapporte que l'on pouvait compter jusqu'à 200 guinguettes...
Ces dernières ont largement inspiré des artistes musiciens, peintres, écrivains, photographes et cinéastes.

Emile Zola y venait avec Jeanne , sa maîtresse . Lire « le Bonheur des dames » qui retrace l’ambiance des bords de Seine .

Voir aussi le court métrage de 1929 de Marcel Carné « Nogent eldorado » en film muet. C’est là sur les bords de Marne qu’il a fait ses débuts .

La première moitié du XXème siècle constitue l'âge d'or pour les guinguettes.

Après la guerre de 14-18 les français ont besoin de se divertir, On assiste à un relâchement des mœurs , pendant les années folles 1920 Joséphine Baker danse quasi nue . On vient danser aux guinguettes .

Entre les 2 guerres c’est aussi très fréquenté , Mais après dans les années 50 avec la 3ème semaine de congés et l’état providence qui amène plus de facilités et de confort dont l’automobile on assiste à un déclin des guinguettes au profit des vacances partant sur la N7 et aux loisirs dansants à ST Germain avec le jazz et le rock naissant.De plus un arrêté préfectoral interdisant en 1970 les baignades dans la marne pour raisons sanitaires marque le coup fatal .

L’ARCHITECTURE DES BORDS DE MARNE

On peut trouver 3 styles d’architecture

-le néo gothique

- le roman

- l’art nouveau surtout .C’est le néo classique avec Guimard très végétalisant et surnommé le style nouille

on y trouve la passerelle des arts ramenée des ponts de Paris et Le Pavillon Baltard venu des Halles de Paris

LES 4 ILES

- l’île aux loups

baptisée ainsi pq en 1870 les soldats affamés auraient pourchassés les loups qui seraient venus s’y réfugier ,

Des opposants à Louis Lépine auraient appelés les zouaves et tout ce monde aurait été abattus ainsi que la bande à Bonnot

Charles Vanel a résidé sur cette ile

- l’île d’amour

baptisée ainsi car les amoureux venaient s’y réfugier et particulièrement pour s’y réconcilier. Les femmes pouvaient venir en barque et les hommes à la nage ...s’ils ne se noyaient pas !

- l’ile de beauté

où a séjourné le roi Charles VII avec Agnès Sorel d’ailleurs surnommée la dame de beauté dans un château aujourd’hui disparu le Château de Beauté

l’ile Fanac

Le pont de Joinville la traverse. C’est le lieu des rameurs et de l’école d’Aviron qui tire son nom des fenaisons qui y avaient lieu dès le 13è siècle .Emile Zola venait avec sa maîtresse Jeanne.Il a écrit « Au bonheur des dames » qui relate cet environnement et Marcel Carné qui y habite a fait ses débuts au cinéma avec un court métrage muet en 1929 «  Nogent Eldorado »

HISTOIRE DE L’ACCORDEON

 

Paul Charles Péguri, dit Charles Péguri, est un accordéoniste et luthier français. Il est, avec Émile Vacher, l'un des créateurs du genre musette. Avec entre autres ses frères cadets Michel et Louis, il fait partie de la première génération d'accordéonistes à promouvoir l'accordéon en tant qu'instrument de musique à part entière.

Premier Fils du facteur et réparateur d'accordéons Félix Péguri, le jeunes Charles travaille tout jeune avec son père dans l'atelier familial.

Les innovations avant-gardistes de Charles sur l'accordéon rendent les relations tendues avec son père. En 1902, avec la complicité de sa mère, il quitte le domicile familial pour ouvrir son propre atelier.

En 1904 il rencontre Antonin Bouscatel, cabrettaire et tenancier d'un café auvergnat au 13 rue de Lappe (XIe arrondissement de Paris), auquel il propose ses services en tant qu'accordéoniste. Bouscatel embauche Charles tout d'abord pour jouer avec lui, avant de lui laisser progressivement sa place.

C'est cette rencontre et cette union musicale qui symbolise la naissance du Bal Musette. Autre symbole de cette union, Charles épouse Eugénie-Henriette, la fille de Bouscatel, le 27 mai 1913.

Lutherie

En 1897 il dépose un brevet pour un modèle d'accordéon chromatique, dit « Concert Parfait » avec l'aide de son père et de Plancoulaine, ami de ce dernier.

En 1908 il ouvre son atelier au-dessus du bal Bousca. Il ouvre également un atelier 22 rue de Crimée.

En 1911 il ouvre un atelier aux Buttes-Chaumont. Soucieux comme le seront également ses frères de faire valoir son instrument à l'égal des instruments classiques d'orchestre ou du conservatoire, il œuvre alors à redonner à l'accordéon un aspect classique de lutherie, alors qu'il souffre de la part de nombre de fabricants de trop d'ornementations ou même

Dès 1914 il invente un système sans peaux et en fait une application d'essai sur un instrument construit sous sa direction par son ami Lestrade. L'Instrument est visible à Montsalvy, en Auvergne, et on peut y remarquer les premiers perfectionnements des claviers à touches indépendantes.

Sur les plans de son frère Louis, il fabrique le bandonéon dit « système péguri ». Il s'agit alors du 1er modèle de bandonéon à clavier droit unisonore, bâti sur le système italien de l'accordéon chromatique.

Pour Narcisse Decournoy, accordéoniste spécialisé dans le répertoire classique, il commande à la firme Ranco Luigi un accordéon chromatique à basses chromatiques et à deux rangs de basses fondamentales.

Toujours pour son frère Louis il crée un instrument avec bassettes indépendantes au premier rang, destinées à être jouées avec le pouce.

Lorsqu'à la rue de Lappe Charles installe son premier atelier de réparation au 1er étage du désormais Bal Bousca, l'adresse devient caractéristique de deux éléments. D'une part le café devient le lieu où Charles, lorsqu'il ne joue pas accompagné de son beau-père, permet que s'y produisent des grands noms de l'instrument comme Émile Vacher, Casimir Coïa, Narcisse Decournoy. D'autre part l'atelier devient, la journée, le repaire des mêmes musiciens, complété des frères de Charles, Louis et Michel.

« On y parlait accordéon, engagements, musique. Comme l'écriture de cette dernière n'était pas encore utilisée — et pour cause, les accordéonistes de l'époque l'ignoraient — on se passait, d'instruments à oreilles, les nouveautés, chacun interprétant sa toute dernière composition. Heures joyeuses, fébriles, débordantes d'enthousiasme. »

Bals des Bords de Marne, Nogent.

En 1909 Charles Péguri, Casimir Coïa, Émile Vacher et surtout Giovanni Gagliardi organisent dans un cinéma de la rue de Lyon un récital d'accordéon. l'expérience est désastreuse. Quelques jours avant son départ de Paris, Gagliardi se retrouve chez Mme Péguri mère à Nogent, avec Casimir et Charles. Tous trois y improvisent une représentation qui a contrario connait un succès immédiat, attirant plus d' « un millier de personnes ». Cet événement est cité comme le premier des bals du bord de Marne.

Compositeur

il grave un nombre important de 78 tours dès 1907. Voici quelques titres avec l'année d'enregistrement :

Pietro (valse), 1907; Mandolinette (polka), 1907; Premiere sortie (polka pour accordeon), 1913 (revue et renommée « Les triolets » par Émile Vache, 1926); Zichetta (mazurka), 1913; Flandre (scottish), 1913; Riposo (valse), 1914; Martine (mazurka), 1920; Laurita (paso doble), 1920; Un soir d amour (valse), 1920; Allegresse (valse), 1920; Reproche (valse), 1920; La parigina (valse), 1930; L oasis (valse), 1930; Impression (mazurka à variations), 1930; Charlotte (valse), 1930

 

CHEZ GEGENE

 

La Fondation eu lieu au cours du XIXème siècle.

L’histoire de Chez Gégène débute bien avant la guerre de 14-18. Elle ressemble un peu à une grande saga, ponctuée de divers évènements, parfois tragiques, souvent heureux et souriants. Chez Gégène n’a pas toujours porté ce nom maintenant célèbre.

Avant la guerre de 14, c’est une péniche, tirée sur la berge qui occupe l’emplacement actuel de la guinguette. Un certain "Rossignol" s’y installe et ouvre l’un des nombreux établissements qui jalonnent alors les rives de la Marne. Dans un souci d’originalité qui l’honore, et, sans doute pour éviter toute confusion, il appellera sa Guinguette : "La péniche". Curieux personnage du reste que ce "Rossignol".

S’il accueille dans sa guinguette une clientèle de parisiens et de banlieusards, il a aussi des hôtes plus folkloriques : Etienne-la-Virgule, Léon-le-Flambeur se retrouvent régulièrement à la Péniche. Interdits de séjour dans la capitale, la banlieue constitue un refuge discret.

C’est sans doute pour cette raison qu’on dira à l’époque que la Préfecture de police de Paris avait participé à la création de la guinguette et que son propriétaire constituait un indicateur précieux. La péniche est le théâtre d’un incendie un peu avant 1914.

L’histoire ne dit pas si le sinistre est d’origine accidentelle ou bien consécutif aux activités de son tenancier.

Eugène Favreux, fondateur d’un mythe (1918-1945)

En 1918, Eugène Favreux, le Gégène, arrive avec sa roulotte et s’installe sur l’emplacement même de la péniche disparue. Eugène Favreux a un sens inné de l’animation : la Guinguette propose des distractions classiques - boules, balançoires, ... - mais aussi plus spectaculaires et exotiques comme le dromadaire qui attire bien des curieux. Sur la Marne, on canote, on se livre parfois à des joutes épiques sous les clameurs de la foule qui se promène au bord de l’eau.

Joinville-le-Pont est alors le centre français du cinématographe. Eugène Favreux tient en même temps la cantine des studios. Il en profite pour lier connaissance avec les vedettes de l’époque. Naturellement, Chez Gégène devient vite un lieu à la mode. Les "Années Folles" battent leur plein et la fête aussi. C’est peut-être ce qui permettra à l’établissement de poursuivre son activité pendant la seconde guerre.

Au milieu des difficultés, la guinguette sera un havre de paix et l’occasion d’oublier un peu les difficultés du moment. C’est tout à fait à la fin de cette période qu’Eugène Favreux va s’associer avec celui qui va donner tout son éclat et son essor à chez Gégène.

Les Temps Modernes...

En 1953, va se produire un évènement qui fera énormément pour la notoriété de Chez Gégène. Roger Pierre écrit la chanson "A Joinville-le-Pont". Etienne Lorin la met en musique et Bourvil la crée. Cette valse va connaître un succès immédiat et conférer une notoriété immense à la guinguette. Elle sera reprise par un nombre impressionnant d’interprètes et pourrait figurer au florilège de la chanson française tant elle représente l’image de la joie de vivre et du bonheur.

Le mythe est lancé : Chez Gégène devient un lieu d’inspiration pour les photographes et constitue un superbe décor naturel pour les cinéastes. Yvonne Printemps, Pierre Fresnay, Jean Gabin, Marie-José Nat, Jean-Louis Trintignant, Dominique Sanda, Guy Marchand, entre autres, tourneront là. Robert Doisneau y fera régulièrement des reportages empreints de cette tendresse toute particulière que le photographe a pour les anonymes. Jean Bellus, le dessinateur, y mettra en scène son couple fétiche arrivant en barque et demandant si une célèbre carte de crédit était acceptée dans l’établissement. Quand ce n’est pas le cinéma qui envahit la grande salle, la télévision s’installe.

Christian Brincourt, Yves le Ménager, Jean-Claude Bringuier, Roger Couderc en font le plateau des premières émissions tournées à l’extérieur. Émissions en Noir et Blanc, diffusées sur l’unique chaîne d’alors.

Il ne se passe pas de saison sans qu’un magazine ou une maison de couture ne profite pas de la chaleureuse ambiance de bois verni et de piste cirée pour présenter des modèles. La mode passe, évolue, mais elle se plaît toujours à s’exposer au milieu des maximes pleines de bon sens et d’humour, des fresques charmantes et naïves ou des objets presque centenaires, comme le boxeur géant, trônant dans le jardin et qui, par le passé permettait aux messieurs d’ impressionner ces dames par la force de leur coup de poing

 

 


 


 


 

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