UNE BELLE COURSE POUR UNE BONNE CAUSE

Publié le par mariecke

Ce dimanche, c'était une course royale dans le Château de Versailles au profit de Chirurgie Mecenat Cardiaque

Outre l'objectif de contribuer à une noble cause, je devais me tester sur un 15 kms avant de faire mon semi marathon dans 2 mois au Canada .

C'était bien loin d'être gagné et en plus je devais vaincre 3 ennemis :

- la chaleur ( plus de 30 degrés !) .

J'avais déja connu ...Que ce soit au Médoc en plein cagnard, au Mont ST Michel et à Chicago sous 37 degrés ...mais ce n'est pas récent, récent ....et je ne savais plus comment j'allais supporter ! J'ai emmené mes 3 bouteilles dans ma ceinture et j'ai bu aux ravitaillements et bien pris le temps de m'arroser la tête

- le terrain

il y a des pavés qui ne datent pas d'hier et je ne suis pas habituée à courir dessus . De plus, la veille, voilà que pour aller retirer mon dossard j'ai rien trouvé de mieux que de mettre des talons et alors bien sûr, je me suis tordue la cheville que j'ai glacée toute la journée avec des massages à la Gaulthérie ! Je n'étais pas certaine que ma cheville tienne les 15 kms ....???

En plus il y a des passages sur l'herbe et là non plus ma cheville n'était pas à la fête . Il a fallu que je marche sur ces passages car on aurait qu'on m'enfonçait des aiguilles dans le pied .

                                                                              - la distance

Bien sur, j'étais entrainée, mais avec la fatigue du lever à 5 h 30 du matin + l'attente avant d'entrer dans les sas de départ debout sous le cagnard, ça rajoutait pas mal de difficultés .

Lorsque j'ai vu toute cette masse de jeunes, j'ai eu un instant de doute ( très court !!!) à me demander ce que je faisais là ...Je suis la seule V4 de la course et pas beaucoup de V3 non plus ! Ce léger nuage de doute s'est très vite transformé en une rage de vaincre toutes ces difficultés et surtout en celle de finir coûte que coûte !

Le déroulé du parcours était grandiose .

Toutes ces belles allées dans le parc , longeant parfois le lac où des touristes faisaient de l'aviron . Un vrai régal pour les yeux ....

Jusqu'au 11 ème kilomètre tout  s'est bien déroulé . Mon amie Yannick m'attendait sur les passages où je ralentissais pour préserver ma cheville .Après le 11ème j'ai commencé à ressentir une douleur de plus en plus vive dans la cheville avec des élancements dans le genou puisque j'ai du compenser . J'ai cru devoir abandonner et marcher .

Comment gérer la douleur ????

Je crois qu'il y a 2 éléments :

- la résistance qu'on peut avoir à cette douleur . Elle varie selon les individus sur une échelle de 1 à 10. Sur le moment je dirai 8 ou 9 pour moi . Mais en fait, elle n'était pas constante . Ca dépendait de la façon de poser mon pied ....En marchant, j'avais forcément moins mal

- la façon de la gérer . La respiration du " petit chien" qu'on met en pratique pour accoucher en est un bel exemple . En respirant très très vite et en s'aidant du diaphragme , on ressent bcp moins la douleur . Si un homme lit mes propos qu'il essaie la prochaine fois qu'il décolle un sparadrap sur une partie poilue !!!! Alors en respirant comme ça et en me centrant sur autre chose, j'ai eu bcp moins mal . Mon amie aussi m'a terriblement aidée en me parlant d'autre chose . Aussi si ma fin de course a été galère, j'ai quand même pu arriver ...!Certes je n'ai pas fait un chrono , mais comme la plus vieille , j'ai laissé pas mal de monde derrière moi , une centaine je crois avec ceux qui ont abandonné . Certes mes pieds n'étaient pas ailés mais je les remercie de m'avoir portés !

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